LA STIGMATISEE POLONAISE CATHERINE  SZYMON

  flower08.jpg

ACTUALITES 

Chargez gratuitement

le film sur Catherine

La version française

La version française

Retour à la page principale  

Archives photos haute définition  

Livre de prières 

Contact – katarzynaszymon@wp.pl 

Messages importants pour le monde entier

STENOGRAMME DU FILM MATRE

ET CATHERINE  

QUI ETAIT CATHERINE SZYMON? 

ENFANCE

UNE RENCONTRE EXTRAORDINAIRE   

 

STIGMATES  

Livre sur Catherine Szymon  

Témoignages des hôtes 

 

Conclusions – méditations

Témoignages des hôtes 

 

 

La chambre où elle souffrait, priait et recevait les pèlerins du 13.11.81 au 24.08.86 chez Mme Marta Godziek.

 

MARTA  GODZIEK:

 

Voilà la chambre où Catherine a vécu jusqu’à sa mort, les objets sont restés à leurs places comme de son vivant. Le lit non plus n'a pas bougé »

  « Catherine habitait ici dans cette maison depuis 1981, mais elle y venait déjà avant. Beaucoup de gens venaient ici: médecins, prêtres, enseignants, séminaristes, religieuses. Ils venaient tous dans cette maison. Elle leur accordait toute son aide possible et leur conseillait comment vivre et souffrir.

 

 Vous pouvez voir ce témoignage dans le film

 

img1.gif

Il y a peu de photos de Catherine Szymon. La plupart ont été faites par Edward Ożóg de Bielsko-Biała.

 

« Moi, j’ai fait pas mal de photos d’amateur. Je lui demandais toujours son autorisation parce qu’elle n’aimait pas qu’on la prenne en photo. Elle n’aimait pas être un objet de publicité. Elle disait toujours qu’elle était modeste, et qu'elle ne voulait pas de publicité et que nous ne pourrions montrer ses photos qu’après sa mort si nous le voulions, mais elle, elle ne le souhaitait pas. Elle soulignait toujours qu’elle était modeste, qu’elle était comme nous, qu’elle acceptait ses grandes souffrances pour nous tous, et elle souffrait beaucoup pour toute l’immoralité qui existe dans le monde entier. Je préférais venir la voir plutôt les jours où les pèlerins n’étaient pas là, d’habitude les vendredis, quand ses souffrances étaient grandes. Alors il était vraiment pénible de regarder toutes ses blessures et de regarder comment la couronne d’épines apparaissait et saignait sur sa tête. On pouvait alors voir comment les gouttes de sang sortaient de sa peau, et, ce qui était pire encore, c'était ses larmes de sang. Ses yeux suaient du sang. Elles s’écoulaient par ses joues jusqu'au menton. Ce sang était très visible.

Une fois quand je faisais les photos, un des prêtres, je passe son nom sous silence, partait pour Rome. Il voulait transmettre les photos au Pape.

Je faisais les photos le vendredi matin, bien sûr, avec son consentement préalable. A un moment, elle m’a dit: "Je ne vais pas me montrer comme ça au Pape". Elle est allée à la salle de bain pour se laver et tout enlever.

Avant qu’elle ne soit revenue en traversant le couloir, long d’environ trois mètres, le sang réapparut sur son visage ». 

 

 Vous pouvez voir ce témoignage dans le film

img2.gif

 À la fin de sa vie, Catherine Szymon avait son chauffeur. C’était Monsieur Stanisław Płonka de Katowice

 

« C’est dans cette voiture que j’emmenais Catherine Szymon.

J’ai connu Catherine Szymon en 1978. A cette époque, j’étais gravement malade et j’ai été guéri. Pour cela, j’ai décidé de l’emmener à l’église et dans tous les endroits miraculeux ». 

 

 Vous pouvez voir ce témoignage dans le film

img3.gif

Catherine Szymon supportait des souffrances qui n’étaient pas seulement physiques, sans se plaindre, toujours pardonnant dans son cœur. Elle supportait beaucoup de critiques injustes et même calomnieuses.

MARTA  GODZIEK:

« Ce qui nous faisait le plus mal, c’est que des gens ont persécuté Catherine. Ils disaient qu’elle se grattait les plaies elle-même. Et moi, j’ai tout vu pendant six ans, j’ai tout observé et je voyais qu’elle ne se grattait jamais.

Les vendredis et les mercredis elle saignait d’elle-même. Le sang jaillissait des plaies de son côté, de sa tête, de ses yeux et de ses pieds ». 

 

 Vous pouvez voir ce témoignage dans le film

 LAURA CZERNIEWSKA

C’était la fête de St Nicolas. A cette période Catherine séjournait dans notre maison. Mon fils est allé au catéchisme. A l’occasion de cette fête, le prêtre a distribué des colis aux enfants. Il en a donné deux à mon fils, pour qu’il en offrît un à Catherine. Quand mon fils est rentré à la maison avec les colis, une odeur forte s’est répandue dans la maison comme si on venait de sortir des galettes fraîches d’un four. C’est ma comparaison, mais je ne peux pas décrire autrement ce parfum. Il a rempli notre maison pendant deux jours.

Catherine fut touchée jusqu’aux larmes par ce cadeau, par le fait que quelqu’un s’est souvenu d’elle. Elle s’est approchée du tableau et elle priait pour les prêtres qui donnaient tant de joie. Elle disait, qu’elle, si simple, a eu un tel honneur. Pourquoi Jésus l’a tellement distinguée, pourtant elle n’avait pas mérité un tel honneur. Nous allions ensemble à l’église à six heures. Parfois, je me levais la nuit pour voir comment elle allait. Il était deux ou trois heures dans la nuit. Et elle était déjà assise, habillée, prête à partir pour l’église. Elle tenait le rosaire dans sa main et elle priait. Je me demande quand elle dormait. Il me semble que très peu. Même en dormant, elle parlait avec Jésus. Elle demandait, elle suppliait pour le monde entier, pour tout le monde. C’est impossible à décrire.

Pendant son séjour chez nous, il y eut beaucoup d’événements. En voici un. Un jour, vers 10h30 en présence de quelques personnes pendant l’extase, le Père Pio parlait. Catherine a commencé par devenir toute rouge. J’ai pensé que c’était à cause de sa chemise boutonnée jusqu’au cou. Quand l’extase s’est terminé, Katarzynka a demandé : « un médecin ». Tout son corps était rouge, voire même de couleur bordeaux et il était couvert d’ampoules d’eau comme après une brûlure.  Avant que l’ambulance n’arrive, elle s’est mise contre la porte en se grattant son corps. Elle disait « cela me brûle et me gratte horriblement, déshabillez-moi, car il me semble que je ne le supporterai pas ». Le médecin qui est arrivé, a reconnu Catherine et il a dit « c’est la souffrance ». Il lui a fait une piqûre de renforcement.

A 15h de nouveau elle a eu une extase. Le Seigneur Jésus parla. Il a confirmé que c’était la souffrance, que Katarzynka avait 48° de fièvre. L’organisme était presque bouillant. Cette souffrance s’est manifesté à l’extérieur, car c’était une souffrance du purgatoire. C’était le purgatoire. Cette souffrance était pour une personne, très importante..., qui persécutait Katarzynka, et qui avait une grande influence pour la construction de l’église de la Reine de l’Univers, car pourtant, il ne s’agissait pas d’elle, mais de l’église. D’ailleurs, elle n’a jamais voulu qu’on la glorifiât elle, mais seulement Jésus et la Vierge Marie et elle voulait que le plus de monde se convertît.  

Il y avait quelques personnes très pieuses, et elles sont sorties tout de suite effrayées. Elles n’ont pas supporté cette vue. Et moi, je n’ai jamais vu Katarzynka dans un tel état et pourtant, elle souffrait très souvent. Le plus important fut que cette personne pour laquelle elle souffrait, s’est convertie et l’église fut construite.

Laura Czerniewska — Katowice

 STANISŁAW PŁONKA - Katowice - rue Armii Czerwonej 96 / 4

J’ai connu Catherine Szymon en 1978. Déjà ma première rencontre avec elle a provoqué un profond changement spirituel en moi-même. Je fus témoin d’une extase pendant laquelle la Vierge Marie m’a adressé quelques mots qui ont changé ma vie. A ma deuxième rencontre avec Catherine Szymon, j’ai été guéri d’une maladie très grave à cause de laquelle j’étais à la retraite. La Vierge Marie a dit, au travers de Catherine, qu’Elle me guérissait, mais que j’aurais une grande marque (énorme) sur le visage. Je portais cette « tache » sur mon visage pendant six ans. Après six ans, elle a disparu.

Après ces deux rencontres, j’ai décidé de visiter Catherine très souvent. Lors de ma visite suivante, il y avait un groupe important de pèlerins et Jésus parlait pendant l’extase. Il disait entre autres de faire la miséricorde et c’est à ce moment-là que j’ai décidé de consacrer ma voiture et mon temps pour Catherine. Depuis ce jour-là et jusqu’à la mort de Catherine, je passais chez elle tous les jours. Pendant toute cette période, je fus témoin de nombreux événements. Quand sa santé le lui permettait, elle ne manquait jamais la messe de chaque jour. Et si elle venait pour la première messe du jour, elle restait aussi pour les messes suivantes. Nous partions très souvent aux différents sanctuaires, comme ceux de Częstochowa, Licheń, Brdów, Piekary, Niepokalanów, Kalisz, Kraków – chez la sœur Faustine et Aniela Salawa, Skalmierzyce et encore d’autres. Elle était toujours présente aux nuits de pénitence, les 29 de chaque mois et aux journées des malades, les 13 de chaque mois à Turza Śląska. Elle allait très souvent à Frydek où il y a l’église de la Vierge Marie, Reine de l’Univers. Pendant ces voyages, elle avait souvent de courtes extases avant lesquelles nous respirions des bons parfums.

Pendant toute cette période où j’étais au service de Catherine, nous n’avons jamais été arrêtés ni contrôlés par les autorités. Même pendant « l’état martial » alors qu’il y avait très souvent des barrages sur les routes, nous n’avons jamais rencontré d’obstacles bien que nous voyageâmes dans toute la Pologne.

Quand elle souffrait et qu’elle ne pouvait pas participer à la Messe à l’église, j’amenais les prêtres de différents villages. Et en plus, des prêtres venaient de toute la Pologne pour la visiter.

En ce temps-là, il y avait des extases. Si un des prêtres n’avait pas accompli l’une de ses obligations, il en était averti avec la date de l’inaccomplissement de son obligation. Beaucoup de prêtres, après avoir entendu leurs fautes, s’emportaient avec leur orgueil et étaient très fâchés. Ils calomniaient Catherine. Et les prêtres qui accomplissaient correctement leurs obligations entendaient à ce qu’ils continuassent et qu’ils demeurassent dans le bien.

Beaucoup de prêtres venaient chez Katarzynka avec un service sacerdotal et pour célébrer la Messe chez elle. Parmi ses invités il y avait souvent le père Zbigniew Jankowski de Dankowice près de Strzelin, le père Marian Więckowski, le père Tymoteusz, le père Edward Wesołek, le père Ryszard Kubasiak, le père Nagadowski, le père Jan Czekaj et d’autres. Beaucoup de religieuses venaient de différentes congrégations et de toute la Pologne. Beaucoup de jeunes ont été incités par Katarzynka à la vocation sacerdotale et monastique. Beaucoup de filles sont entrées au couvent. Des milliers de gens ont été guéris dans leurs âmes grâce à Catherine. Certains d’eux ne croyaient pas du tout (ils n’étaient pas baptisés), mais après avoir vu les Plaies vives de Jésus que Catherine portait, ils éprouvaient un énorme choc intérieur et ils se convertissaient, même si certains sont venus souvent par simple curiosité. Parmi ceux qui se sont convertis il y eut entre autres les témoins de Jéhovah. Il y avait des pèlerins qui venaient de l’étranger, de différents pays. Pendant les extases, les paroles aux pèlerins étrangers étaient dirigées dans leurs propres langues.

Pendant la visite du Pape Jean-Paul II à Katowice, j’ai emmené Catherine Szymon à la cathédrale où on avait organisé la rencontre des malades avec le Saint Père. Pendant cette rencontre, bien que Catherine soit assise loin au fond sur une chaise pliante, le Saint Père est venu vers elle, Il lui a offert un rosaire et des images et Il l’a serrée dans ses bras.

J’ai été témoin de ses grandes souffrances et en même temps de nombreuses et magnifiques guérisons faites par le Seigneur Jésus. Par exemple le 6 mars 1982 quand j’y étais avec le père Jankowski et le médecin Szymczyk. Les jours où nous devions partir très tôt avec Catherine, elle venait me réveiller et je sentais nettement son toucher. Quand j’arrivais chez elle à Kostuchna, elle me disait qu’elle avait dû me réveiller pour que je ne fus pas en retard. Elle venait chez moi spirituellement. Très souvent, Catherine se déplaçait spirituellement dans différents villages et chez des personnes différentes en Pologne et dans le monde. Après l’attentat du Saint Père, elle nous informait de son état de santé avec d’autres détails. Elle visitait différentes personnes auxquelles elle donnait le signe de sa présence par un parfum agréable. Pendant les Messes, elle avait les révélations du Seigneur Jésus et de la Vierge Marie, à Turza et dans d’autres églises.

Avant sa mort, Catherine m’a demandé de faire le dernier pèlerinage à Licheń, Brdów et elle a ajouté qu’elle ne nous causerait plus de soucis. Nous sommes allés à Licheń et à Brdów le 9 et le 10 août 1986. En effet, c’était le dernier pèlerinage avant sa mort bénie.   

 

                                                                                                                                                                                                                            Stanisław Płonka

MARTA GODZIEK

- Katowice - Kostuchna, rue Stabika 50a m. 2

Catherine Szymon est née le 21 octobre 1907 à Studzienice, près de Pszczyna. Elle était la fille de Jan, ouvrier forestier, et d’Anna. Quand Catherine avait 18 mois, sa mère décéda. C’est pourquoi, elle a beaucoup souffert dès sa petite enfance, car tout le monde la torturait. Son père était alcoolique. Depuis toute petite, elle avait le contact avec le Seigneur Jésus. Dans sa dixième année, elle est allée sous une croix sur un chemin. C’était une nuit d’hiver très froide. Elle y est allée les pieds nus pour demander à ce que son père se convertisse. Alors il y eut un miracle. Jésus lui a parlé de la croix avec ces paroles : « Vas à la maison, Mon enfant, ton père ne boira plus ».

Le Sauveur a répété trois fois ces mots de la croix. Tranquille, elle est rentrée à la maison. Elle pleurait d’émotion et après son retour, elle a dû expliquer où elle était. Catherine savait prier bien que personne ne le lui ait appris. Après la mort de sa mère, son père s’est remarié, mais sa marâtre était cruelle envers elle. Elle devait travailler dur à la maison et à la ferme. Elle dormait dans une écurie sur des pierres. À trois heures du matin, elle partait déjà dans la forêt pour chercher de l’herbe pour les vaches. Elle marchait pieds nus et l’herbe mouillée qu’elle portait sur son dos et l’eau qui en coulait, lui provoquaient de nombreuses maladies. Etant dans la forêt, elle rencontrait souvent des bisons. Chaque fois qu’elle les rencontrait, elle se préparait pour la mort. Cependant, les bisons ne mangeaient que de l’herbe et ils partaient plus loin dans la forêt. Elle faisait pénitence pour la conversion des pécheurs déjà depuis son enfance. Elle dormait sur des briques. Elle mettait une grosse pierre sous sa tête. A cause de cette attitude, elle était très persécutée à Pszczyna. Elle était persécutée par les gens, par les prêtres qui ne voulaient même pas lui donner la Communion. Ils l’oubliaient, ils l’injuriaient, ils lui disaient dans le confessionnal « Pourquoi es-tu venue, pécheresse » ? Elle en souffrait beaucoup et elle priait pour les prêtres. Et voilà, l’histoire de l’Evangile se répète: les Servants de Dieu, et ils ne l’ont pas comprise et ils ne voulaient pas croire qu’elle était innocente.

Les nuits, elle allait au cimetière pour sauver des âmes par des prières et des offrandes. Il y avait toujours une âme qui l’accompagnait. Quand elle était au cimetière, toutes les tombes s’ouvraient. Après avoir dit toutes les prières, cette âme avec laquelle elle était venue, la protégeait pour que rien ne lui arrivât et elle l’accompagnait au retour à la maison.

Pour y arriver, il fallait marcher deux heures. Les prêtres envoyaient des garçons pour la suivre et vérifier si elle était à la maison. Et si elle n’y était pas, ils devaient la suivre au cimetière. Ils ne la voyaient nulle part et elle les rencontrait sur le chemin. Une fois, elle a rencontré les âmes de soldats qui lui ont demandé d’acheter une layette pour un bébé. Elle en a acheté pour deux filles, très modestes, bien qu’elle n’ait pas su à qui ces layettes étaient destinées. Elle suivait son intuition jusqu’à ce qu’elle ait trouvé l’endroit et elle fit pénitence pour les soldats morts. À Pszczyna, elle souffrait de faim et du manque de tout. Elle n’avait même pas un morceau de bois ou de charbon pour chauffer son domicile. Tout ce qu’elle avait, elle l’offrait à Dieu pour la conversion des pécheurs. Un jour, on l’a conduite au commissariat de la milice. Là-bas, les miliciens la battaient horriblement, jusqu’au moment où la main de l’un d’eux, levée pour donner un autre coup, s’est engourdie. Il est devenu paralysé. Ils l’ont alors libérée. Le deuxième qui la battait, a constaté que c’était un miracle. Si cela n’était pas arrivé, ils l’auraient tuée. Ils avaient déjà préparé un trou dans la terre pour y mettre son corps après sa mort. Le curé de Pszczyna la persécutait aussi. Il disait qu’elle a eu des enfants et qu’elle les a perdus. Il a raconté un tel faux témoignage qu’elle fut obligée d’aller chez le médecin pour montrer l’attestation qu’elle était vierge. Après avoir vu l’attestation, le curé a dit qu’elle l’avait achetée. Ce médecin était le médecin en chef de l’hôpital « ANTES ». Elle a souffert de cet outrage.

Le 24 juillet 1954, elle eut la révélation de la Vierge Marie, Reine de l’Univers, à la Fondrière du côté de la montagne de Frydek. Elle lui a dit qu’Elle souhaitait que l’on construise là-bas un couvent et une grande église au nom de la Reine de l’Univers.

A cause des persécutions, Catherine a été obligée de quitter Pszczyna. C’était en 1976. Elle s’est rendue dans le village de Wesołe Morgi chez Mme Gertruda Szyja qui avait une fille de 18 ans, handicapée. Cette fille ne bougeait pas de son lit et elle faisait ses besoins « sous elle ». Grâce à l’intercession de Catherine, la fille a pu se déplacer elle-même pour faire ses besoins. C’était un grand bonheur pour sa mère. Néanmoins, ce bonheur était minime, car la fille ne parlait pas non plus. La Vierge Marie a dit, pendant une des extases, que la fille ne parlerait qu’au Ciel. Telle devait être la volonté de Dieu.

Katarzynka ne mangeait pas pendant l’Avent et le Carême. Pendant le Carême de 1977, elle ne s’est nourrie qu’avec de l’eau bénie. Un jour, par imprudence, elle but de l’eau avec un ver. Elle souffrit beaucoup. Tous ses intestins étaient abîmés. Le ver est sorti pendant la Semaine Sainte. Il était très grand et il s’en est fallu de peu qu’il ne provoquât sa mort, c’est ce que la Mère de Dieu a transmis pendant une des extases.

En 1980, quand elle habitait à Łaziska Rybnickie chez monsieur Błaton, toute la journée du Jeudi Saint elle souffrit beaucoup. Le sang lui coulait de ses mains, de ses pieds, de son côté et de ses yeux. A minuit, on l’a arrachée du lit. Elle était écartée comme sur la Croix. Sa tête pendait. Cela dura jusqu’à deux heures du matin. C’était une passion horrible. Son bras, celui sur lequel le Seigneur Jésus portait Sa Croix, était très enflammé. Elle avait le corps douloureux, tellement flagellé à ne pas le reconnaître, et avec les douleurs du ventre. C’était une nuit horrible de souffrances. De peur, je ne savais pas quoi faire, j’étais seule avec elle dans la maison.

Le 10 février 1982, Catherine est tombée malade de pneumonie. Le cœur, le foie et le ventre lui faisaient mal. Elle vomissait et elle avait une fièvre importante qui s’est maintenue pendant trois semaines de 39° à 40°C. Malgré l’application de différents antibiotiques, la fièvre ne partait pas. A 23h, elle a perdu conscience. Elle ne reconnaissait personne. À 1h, son état s’est un peu amélioré. Samedi, le 27 février 1982 à 10 h, un prêtre est arrivé avec la Sainte Communion et les Huiles Saintes. Elle a reçu l’Extrême Onction. Après la visite du prêtre, son état s’est un peu amélioré, elle a même pris un repas et elle paraissait être en pleine santé. Cependant, cet état a duré très peu de temps. De nouveau son état s’est détérioré et à 11 h j’ai fait venir le médecin le plus proche. Il s’en est bien occupé. Il est venu plusieurs fois dans la journée pour demander comment elle allait. Cependant, il n’y avait pas d’amélioration. Après l’avoir examinée de manière plus approfondie, le médecin nous a ordonné de nous rendre avec elle à l’hôpital. Catherine n’a pas accepté, bien que son état fût très grave. Elle a dit que si elle devait mourir, elle préférait que ce soit à la maison. Trois heures après le départ du médecin, s’est produite une extase. La Vierge Marie parlait. Elle a dit que si Catherine était allée à l’hôpital, elle n’aurait vécu que deux jours, et le troisième elle serait morte, parce que le Seigneur Jésus l’aurait emmenée pour ne pas regarder comment ils allaient la maltraiter. Je n’ai pas pu autoriser à ce qu’on l’emmenât à l’hôpital. Le médecin s’est occupé d’elle soigneusement et son état de santé s’est un peu amélioré.

Le 6 mars à 11h30, Katarzynka était en extase, le Seigneur Jésus parlait et Il a dit « Ma fille Je t’enlève toutes les maladies que tu as, sauf Ma Croix et les jambes que Je t’ai données ». Après l’extase, Katarzynka était en pleine santé, plus rien ne la gênait. Le soir, quand le médecin est arrivé, il a examiné la malade. Il n’a pas pu croire qu’une telle amélioration aussi soudaine de santé ait pu se produire, de même que l’infirmière qui lui faisait ses piqûres tous les jours. Son état de santé resta très bon pendant longtemps ce que lui a permis de faire des pèlerinages pour des nuits de pénitence.

Le 11 novembre 1982, elle est retombée gravement malade. Elle eut de la fièvre de 39° à 40°C. Les rhumatismes et l’inflammation de ses articulations lui faisaient mal. Son coude a bien enflé et tout le bras gauche était enflammé. Saint Augustin parlait au travers d’elle et il a dit qu’il fallait prier beaucoup, souffrir et faire pénitence pour atteindre le Ciel. Le Seigneur Jésus parlait et Il a dit « Mère, viens au jardin des olives ». Je n’ai pas compris le sens de ces mots. Ce ne fut que la nuit que j’en ai compris la signification. Je fus témoin quand le Seigneur Jésus lui donna la Communion. J’ai vu plusieurs fois l’Hostie sur sa langue. J’ai eu la chance de l’avoir vécu. Je fus aussi témoin quand la Vierge Marie a dit que si le prêtre qui avait persécuté Katarzynka, ne se convertissait pas tout de suite, et s’il ne se rétractait pas de ce qu’il avait fait, il mourrait dans la semaine. Je ne me rappelle pas la date, c’était en 1975 ou 1976. Un des prêtres demandait sans cesse comment allait Katarzynka. Quand j’ai transmis ce que Katarzynka avait dit, il s’est révolté parce que Katarzynka savait quand il allait mourir. Je me suis donc tue et je n’ai plus rien dit. Après un certain temps le vicaire est venu à la bibliothèque et il m’a demandé si un autre prêtre m’avait transmis le message de la mort de ce prêtre. Je lui ai dit que je le savais déjà. D’où si rapidement – demanda-t-il. J’ai répondu qu’il est venu après sa mort chez Katarzynka pour lui demander pardon. Il n’a cru qu’après sa mort. Katarzynka habitait alors à Pszczyna. Souvent, elle visitait ses connaissances spirituellement. Elle habitait alors dans la rue Wesoła.

En 1978 il y eut une Ste Messe à l’occasion de son anniversaire auquel sont venues toutes les connaissances qui la visitaient. La Messe eut lieu dans la soirée. On sentait bien le parfum de l’encens. Le lendemain, je travaillais dans le cabinet de consultation pour la vie en famille. Le curé et le père Szymik, paix à son âme, sont venus. Le curé a déclaré qu’il avait vu Catherine sur le premier banc et il lui a donné la Communion et le père Szymik l’avait vue au milieu des bancs et il l’a décrite bien qu’il ne l’ait encore jamais vue. Ils disaient qu’elle était vraiment présente. Néanmoins, elle n’était pas là réellement. Je suis allée le lendemain chez Katarzynka et je lui ai demandé si elle était à Kostuchna. Elle a confirmé et elle a décrit comment elle était habillée. Cela s’est donc recoupé avec la version du prêtre. Je suis arrivée le jeudi à la bibliothèque où le curé est apparu et il m’a demandé comment allait Catherine. Je lui ai dit de ne pas la mentionner, car elle était déjà apparue spirituellement. Alors le curé a dit qu’il plaisantait seulement pour me tester. Je lui ai dit en réponse, comment elle était habillée. Il s’est rappelé alors, qu’en effet elle était habillée ainsi. Des événements similaires se produisaient souvent.

Quand je travaillais, je cousais souvent la nuit. Il est arrivé que pour l’anniversaire de Catherine, j’ai cousu jusqu’au matin pour que la couture soit prête pour le lendemain. Quand je cousais, j’entendis quelqu’un marcher. J’ai appelé: « Katarzynka !» et elle s’est arrêtée de marcher. En arrivant le matin, Katarzynka me dit : « était-il nécessaire de coudre toute la nuit ? Respecte ta santé ».

Une fois que je partais en pèlerinage, le bus était en retard et il ne me restait que 10 minutes avant le départ du train. J’ai demandé alors dans mon âme l’aide de Père Pio et de Katrzynka. Je suis arrivée au dernier moment. Je suis montée dans le train qui a démarré aussitôt et j’ai même eu la chance de trouver une place libre. Comment peut-être efficace l’aide des saints. Après le retour du pèlerinage, je suis allée chez Katarzynka pour partager des nouvelles avec elle. Katarzynka m’a répondu « tu pars à la dernière minute et après tu appelles au secours », en voulant me faire comprendre que souvent, elle était avec nous d’une façon spirituelle. Récemment, en écrivant, je n’ai pas pu me souvenir d’un nom. Je demande « Katarzynka, aide-moi ». J’ai reçu l’aide immédiatement. Je dois beaucoup à Katarzynka, quand j’étais triste ou que j’avais un souci, je trouvais toujours la paix et la joie. Je la visitais souvent, n’importe où elle était.

Le 30 juin 1980, je suis tombé malade du cœur au point que j’ai perdu connaissance dans l’église. Quand j’étais à l’église, la Vierge Marie est venue. Toute habillée en noir. Katarzynka demanda à la Vierge Marie qu’Elle me prolongeât encore la vie. Après, la Vierge Marie est venue habillée en blanc et Elle a dit à Katarzynka « tu as ce que tu as demandé ». Le soir, la Vierge Marie a parlé (pendant l’extase) et Elle a dit que si je n’avais pas écouté Catherine, je ne serais plus en vie. Sur le chemin j’aurais eu une effusion de sang dans le cœur. J’ai été sauvée grâce à Katarzynka. Les examens médicaux ont montrés que j’avais eu un infarctus. Je suis restée en congé maladie pendant trois semaines.

En juin 1980, un homme a été converti grâce à l’intercession de Katarzynka. Il n’était pas allé à la confession depuis trente ans et il ne communiait pas. Il ne fréquentais pas l’église. Avant sa mort, il a reçu le Seigneur Jésus.

Un jeune homme était en prison. Il était alcoolique. Grâce à l’intercession de Katarzynka, il fut libéré. Il s’est converti et il a cessé de boire.

A l’automne de la même année, un prêtre de Tchécoslovaquie est venu avec son sacristain chez Katarzynka. Après la prière de l’Angélus, Katarzynka a reçu la sainte Communion de façon surnaturelle et elle avait sur sa langue une Hostie plus grande que normalement.  Elle est restée sur sa langue si longtemps que le prêtre a eu le temps pour sortir son appareil et prendre une photo. Ce jour-là, Katarzynka était très ensanglantée. C’était une journée de grandes souffrances.

En janvier 1981, Katarzynka était chez moi. Par son intercession, mon fils a connu une fille dont Catherine avait rêvé. Elle a tout raconté sur elle, comment elle était et comment s’appelait cette fille que Katarzynka avait demandée pour mon fils. Je dois beaucoup à Katarzynka, par qui j’ai reçu tant de grâces qui m’ont redonné la santé. Quand j’allais mal, je m’adressais à Katarzynka avec différents problèmes. Toujours elle me consolait et elle consolait aussi chacun qui le lui demandait. Le 20 juin 1983, Katarzynka eut une rencontre avec le Saint Père dans la cathédrale du Christ Roi à Katowice. Katarzynka était assise sur une petite chaise pliante, parce que il n’y avait pas de place pour elle sur les bancs, même s’il y avait encore des places libres. Les enfants avaient des places assises sur les bancs, et pour elle il n’y en avait pas bien qu’elle fût malade. Pourquoi on la traitait ainsi ? Sûrement, devait-elle ressembler à Jésus pour qui, il n’y eut pas non plus de place dans l’auberge. Elle était donc assise cachée dans un coin. Mais, quand le Saint Père, quitta l’autel, il alla tout droit vers Katarzynka, bien que personne ne Lui ait montré où aller et que des religieuses Lui barraient l’accès vers elle, en criant « Saint Père ». Et à ce moment-là quelqu’un dans la foule a appelé Katarzynka sur quoi, un des prêtres a dit : « Pourquoi, ne permettez- vous pas au Saint Père de s’approcher »? Le Saint Père a fait alors demi tour, et il a pris Katarzynka dans ses bras, il l’a bénie et il lui a donné un saint rosaire dont elle s’est réjouie d’avoir obtenu un souvenir du Saint Père.

En 1984 pendant le Carême, Katarzynka fut emmenée pour subir des examens demandés par la Curie, qui s’en référait à l’ordre du Saint Père. C’est pourquoi, Katarzynka a accepté, car autrement, elle n’aurait jamais été d’accord. Le Seigneur Jésus lui disait toujours : « De toute façon, ils ne te croiront pas, Ma fille ». Néanmoins, elle a dit qu’elle ne voulait pas désoler le Saint Père. Elle fut accompagnée pendant les examens par le docteur Neuman et le père Skworc, chancelier de l’évêque Bednorz. Ces examens furent affreux. J’en fus souvent témoin et moi, jeune, je n’aurais jamais permis de telles tortures. Un jour, une dermatologue est venue à la maison. Elle fut très brutale. Elle prit une pincette avec laquelle elle attrapa la croûte d’une plaie qu’elle arracha sans aucun sentiment. Je fis une grimace et elle m’a dit qu’elle me mettrait à la porte. Elle aurait pu le faire plus doucement, avec affection. Ils lui faisaient mal, ils cousaient ses blessures, ils la piquaient dans un autre endroit pour que la plaie se refasse, car le docteur Neuman affirmait que les plaies n’étaient pas d’origine humaine. Le Jeudi Saint toute une équipe de gens est arrivée, dont parmi eux des prêtres, des médecins, une infirmière du laboratoire, un photographe avec des caméras. Ils l’ont torturé toute la nuit et tout le Vendredi Saint. Le jour comme la nuit, ils éclairaient avec des lampes pour essayer de tout voir. Je doute du caractère religieux de cette mission, car ils ont profité de son hospitalité toute la nuit et toute la journée du vendredi. Et ils se moquaient d’elle ce qui m’a fait mal. Pendant l’extase, ils la piquèrent avec des aiguilles dans différents endroits. Après, la boîte à charbon était pleine d’aiguilles. Le Samedi Saint, ils ont fait voir le film sur Catherine à la Curie. Ils l’ont raillée, ils en faisaient du cinéma. Un des prêtres n’a pas pu le supporter et il est venu nous raconter de quelle manière, à la curie, ils s’en moquèrent. Ce fut très douloureux pour Catherine. De nouveau au mois de mai, ils l’ont emmené pour lui faire des examens. Elle ne voulait pas accepter après tout le mal qu’elle avait déjà éprouvée. Mais le docteur Neuman lui dit qu’ils avaient déjà tout. Et il promit qu’ils ne l’endormiraient pas, que tout ne durerait que 10 minutes. Cependant il s’est avéré qu’ils l’ont endormie et qu’ils l’ont torturée pendant plus de trois heures. Cela a provoqué un grand écoulement de sang et son état de santé s’est brusquement détérioré. Mais personne ne s’en préoccupa. On ne savait pas quoi faire. Elle avait une anémie avec pleins de bleus sur les bras. Ses jambes étaient toutes noires à partir des genoux jusqu’à l’aine. Ils lui examinèrent les glandes surrénales de telle façon que la pauvre souffrit beaucoup. Mais elle offrait tout à Dieu en considérant ces examens comme un ordre du Saint Père. Quand elle était jeune, elle a demandé qu’on lui examine ses plaies, mais on l’a dénigrée. Ces derniers examens ont abîmé son cœur.

Le dernier jour de sa vie s’est présenté de la façon suivante. C’était le dimanche le 24 août. Je suis allée à l’église, et Catherine demandait sans cesse si j’étais déjà revenue. Quand je suis rentrée, elle ne me parlait plus. Seulement elle avait le regard triste. A 10h, l’infirmière lui a fait une piqûre pour l’aider à mieux respirer. J’ai allumé un cierge qui s’est terminé à 13h. A 14h, l’infirmière est venue pour lui brancher un goutte à goutte. Ses veines disparaissaient déjà et elle n’a pas pu le lui brancher. J’ai dit « c’est la volonté de Dieu », car j’avais pitié de la piquer autant. Elle a souri. Nous l’avons rajustée sur son lit. Elle m’a encore regardée comme si elle voulait me dire quelque chose. L’infirmière est allée appeler l’ambulance. Pendant ce temps-là, j’ai allumé un autre cierge et je me suis approchée de Katarzynka pour être à côté d’elle. A ce moment-là, elle a penché sa tête et elle a perdue la vie. Il était 15h30. Le médecin est arrivé à 15h50.

Marta Godziek

 1. WILHELM BŁATOŃ - Łaziska Rybnickie rue Skotnicka 40

J’ai connu Katarzynka en 1975 à Mysłowice où je l’ai rencontrée avec un groupe de gens. J’ai vécu très profondément cette rencontre. J’ai entendu pour la première fois les saints du Ciel parler au travers d’elle. J’ai été tellement mouvementé par cette rencontre que je n’ai pas pu dormir la nuit. Celui qui ne l’a pas vu, ne peut même pas l’imaginer. Moi aussi, j’ai changé après cette rencontre. C’est impossible à raconter. Après un certain temps, nous sommes allés de nouveau rendre visite à Katarzynka. Nous fumes les témoins d’une extase. La Vierge Marie et le Père Pio parlaient du Ciel au travers d’elle. Après cet événement nous avons parlé avec Katarzynka. Elle nous a communiqué qu’elle déménageait, sauf qu’elle n’avait pas d’endroit où aller. Je lui ai proposé de venir habiter chez moi. J’ai construit une nouvelle maison et j’avais une chambre libre. Elle a accepté sous la condition qu’elle devait d’abord voir cette chambre. J’ai pensé alors qu’elle plaisantait, mais j’étais prêt à l’accueillir dans ma maison.

Au cours du retour d’une veillée nocturne de Czestochowa, nous sommes passés à Myslowice pour voir Katarzynka. Cependant, elle n’était pas à la maison. Après, nous sommes venus plusieurs fois, mais nous n’avons jamais eu la chance de la trouver chez elle. J’ai pensé alors que certainement elle avait un autre logement et j’ai cessé d’y aller. Étant avec mon frère à Chorzow, il m’a persuadé d’aller rendre visite à Katarzynka. Cette fois-ci on l’a trouvée chez elle. « Je vous attends depuis longtemps », dit-elle en nous saluant, « pourtant, je dois habiter chez toi ». Je me suis réjoui beaucoup et nous avons fixé tout de suite le jour où elle pourrait venir voir la chambre dans ma maison. La chambre lui a plu, nous nous sommes donc mis d’accord sur le délai du déménagement. C’était le 15 mai 1979.

Ici aussi, beaucoup de gens venaient voir Katarzynka. Ils étaient souvent témoins de ses extases. Ces moments étaient très importants pour nous et nous vivions beaucoup ce que nous entendions. Un jour, j’ai reçu une convocation de la mairie pour fournir la carte d’identité de Catherine. On m’y a dit que Catherine ne pouvait pas habiter chez moi, car il lui fallait un accord de la voïvodie pour une domiciliation dans cette zone frontalière. On a donc rayé Catherine du registre des locataires et quand j’ai demandé comment c’était possible, on m’a répété encore une fois que je devais écrire à la voïvodie pour l’autorisation de domiciliation dans la zone frontalière. Je l’ai ainsi fait. Pendant que j’attendais l’autorisation, le drame a commencé. Un milicien est venu et il a demandé si Catherine Szymon continuait d’habiter chez moi. J’ai dit oui. Il est entré à la maison et il a reproché qu’il y avait trop de gens. Est-ce que ma famille ne peut pas venir me voir, demandai-je ? Ce milicien a pris la carte d’identité de Catherine et il a constaté qu’elle ne pouvait pas y habiter, car elle avait été rayée du registre des locataires. Il n’a pas accepté mes explications qu’on était en attente d’une autorisation de la voïvodie et que le responsable avait donné un accord temporaire jusqu’à ce que tout se soit éclairci. En sortant, il a dit qu’on ne pouvait pas faire entrer les gens ici. Cependant, les gens continuaient à venir.  

Un jour, est venue chez Catherine madame Przyborowska de Trzcianie de la région de Suwalki et je lui ai présenté tout notre problème. Elle a accepté de faire domicilier Catherine dans sa région. Ainsi elle l’a fait. Pendant un moment nous étions tranquilles. Des soldats sont venus et ils posaient des questions sur Catherine. Après quelques jours un milicien m’a convoqué au commissariat pour m’y interroger. On m’a reproché que trop de gens venaient chez moi, car c’était une zone frontalière. Si j’avais vécu dans une autre région, les visites si nombreuses chez moi ne les auraient pas intéressé. J’ai une famille nombreuse et il n’y a pas une loi qui leur interdirait de venir me voir, répondis-je comme l’autre fois. Cependant, le commandant n’a pas pris mon explication comme vraisemblable. « Les gens de Laziska se plaignent de vous », me répondit-il. Après il a demandé : « Qui est cette femme ? » J’ai répondu que c’était une femme qui avait les plaies du Seigneur Jésus. « Je suis croyant, mais il faut que j’écoute et que j’exécute les ordres ». C’est ainsi que notre discussion s’est achevée. Après quelque temps, nous avons reçu l’autorisation pour faire domicilier Katarzynka. Je me suis donc rendu à la mairie de la commune pour accomplir ce devoir. Je suis allé voir une fonctionnaire qui s’en occupait à ce moment-là.

A ce moment, elle n’a rien fait et elle m’a dit d’aller voir le responsable. J’y suis donc allé et j’ai montré l’autorisation pour la domiciliation de Catherine à Laziska Rybnickie chez Wilhelm Blaton. Pendant notre conversation, madame Woronowa, la chef du service de domiciliation est entrée au bureau et une discussion au sujet de Katarzynka a commencé. Elle disait que Katarzynka n’était pas sainte. Elle en avait déjà parlé avec le prêtre. Elle a pris mon papier et après l’avoir lu, a dit qu’elle ne me le rendrait pas, qu’elle devait aller avec cette attestation à Katowice. Je me suis révolté, « comment est-ce possible, cette attestation est nécessaire pour faire domicilier Catherine, qu’est-ce que vous voulez encore ? » Le responsable m’a reproché que trop de gens venaient voir Catherine.  Je lui ai répondu : « pourtant, ta belle-mère vient aussi et comment peut-on agir ainsi ? N’avez-vous pas peur de Dieu ? Comment te présenteras-tu devant Dieu, quand tu seras mort ? » Je lui ai dit plus encore, mais je ne m’en rappelle plus maintenant. Il m’a regardé et il n’a rien dit. Madame Woronowa est partie avec l’attestation à Katowice. Je suis rentré à la maison. Le lendemain, madame Przyborowska est venue rendre visite à Catherine. Je lui ai raconté toute cette histoire. Elle a décidé d’aller voir le responsable. Cependant, il n’était pas là. Nous avons donc demandé à sa secrétaire, pourquoi ces gens là traitaient Catherine de cette façon s’il y avait déjà une attestation pour la faire domicilier. Comment peut-on procéder ainsi avec une personne âgée ? Où doit-elle habiter maintenant ? Elle a répondu qu’elle savait ce qu’ils faisaient avec elle. J’ai dit que personne n’avait le droit d’entrer dans ma maison. D’ailleurs, la mairie ne m’a jamais aidé pendant la construction. Et maintenant je ne laisserai entrer personne et dans le cas contraire, je l’accueillerai avec une hache. Il y avait encore quelques mots violents dont je ne rappelle plus. Quand nous sommes rentrés à la maison, Catherine était très triste. Elle ne voulait pas déjeuner. Elle est tombée en extase. Un des saints disait que Katarzynka doit quitter cet endroit tout de suite et partir dans un autre village. Juste après cette extase, je suis parti chez les Kiermaszek et je leur ai présenté tout le problème. Le soir même, monsieur Kiermaszek a transporté Catherine à Katowice chez madame Laura Czerniewska. Elle y a été domiciliée et elle y est restée trois mois.                                                        

Un jour, une femme et venue et après avoir connu le problème, elle a décidé d’aller voir les autorités à Katowice pour faire domicilier Catherine à Laziska. Je lui ai donné une attestation que j’avais donné à Catherine une chambre pour son usage perpétuel. Mais en vain, Catherine ne pouvait pas habiter à Laziska. Ils avaient beaucoup de papiers contre Catherine. On lui a montré ces papiers. Catherine a dû donc continuer à vivre à Katowice. Quand j’étais chez Catherine à Katowice, elle a exprimé son souhait de passer les fêtes de Noël à Laziska Rybnickie. Elle souhaitait venir sur place une semaine avant. Je suis allé chez les Kiermaszek pour présenter le désir de Catherine. Nous sommes allés la chercher comme elle l’avait demandé. Quand nous sommes arrivés sur place, Catherine était malade. Elle ne pouvait pas marcher. Nous l’avons habillée et portée dans la voiture. Le lendemain de notre arrivée son état de santé a empiré. Je suis allé à la mairie pour la domicilier temporairement. Ils ne disaient plus que je devais avoir une autorisation pour pouvoir la domicilier dans la zone frontalière. Cependant, quand la période de la domiciliation temporaire s’est terminée, je suis allé pour la prolonger, mais je ne l’ai pas obtenu. Je les ai informés que Catherine était très malade que son état était très grave. Je circulais entre Katowice et Laziska. Les uns me renvoyaient chez les autres. Je faisais des allers-retours. En vain. Ils n’ont pas prolongé la domiciliation. L’état de Catherine s’est encore empiré après les fêtes. Nous devions la porter à deux pour qu’elle puisse aller aux toilettes. Son corps était douloureux et ses jambes refusaient de marcher. Personne n’a pu la toucher, car elle ne pouvait pas supporter la douleur. On a appelé l’ambulance. On lui administra différents médicaments et des piqûres. Cependant, rien n’a aidé. 

Un jour des gens sont venus lui rendre visite. Parmi eux il y avait madame Parmowa de Turza. On priait pour la santé de Catherine. On voyait qu’elle agonisait et qu’elle n’appelait qu’Anielka. Celle-ci n’était pas présente ce jour-là et quand elle est venue, Catherine ne la reconnaissait plus. Même la prière la gênait. « Allez prier chez l’hôte », dit-elle. Nous sommes donc allés dans une autre chambre où nous avons récité le Rosaire tout entier. Après la prière, nous sommes revenus voir comment allait Catherine. D’après ce qu’on voyait, on pouvait déduire qu’il n’y avait aucune chance pour qu’elle puisse survivre. Chacun de nous se disait qu’elle allait mourir. Madame Parmowa est restée pour la nuit, et elle a décidé qu’elle habillerait Catherine après sa mort.

Cependant, tout s’est passé autrement. Elle a été guérie par le Seigneur Jésus. Elle est revenue à elle et elle a commencé par parler un peu. Son corps était toujours douloureux et ses jambes sont restées raides comme si elles étaient paralysées. Elle ne mangeait rien, seulement buvait un peu. Elle était tellement épuisée que de nouveau personne ne lui donnait beaucoup d’espoir de vivre. 

Et de nouveau nous avons eu tort. Peu à peu, elle reprenait l’appétit et sa santé s’améliorait. Chaque jour, elle allait de mieux en mieux, mais elle ne pouvait toujours pas marcher. Nous lui faisions des pansements avec de la paraffine sur les jambes. Après cette cure de plusieurs jours, nous avons commencé à lui réapprendre à marcher. Au début ses jambes étaient comme du plomb. Il semblait qu’elle n’avait jamais marché avant. Après cet entraînement de tous les jours, tout allait de mieux en mieux. Elle a commencé par traîner ses jambes qui n’étaient plus raides, mais molles et elles s’écartaient, comme un jeune veau, disait-elle. Après quelques jours, elle bougeait elle-même, seulement un peu inhabilement, comme un petit enfant. Quand les pèlerins sont venus la voir et qu’ils ont vu comment elle allait, ils ont tous reconnu que c’était un miracle. Chez Dieu tout est possible. Ce n’est pas nous qui l’avons remise en santé. C’est grâce à Jésus et à la Vierge Marie que Catherine fut guérie. Jésus a voulu l’emmener, mais il y eut beaucoup de prières pour elle. Jésus a dit qu’Il l’avait guérie car elle était encore nécessaire ici sur la terre. Combien de fois ai-je entendu Catherine pendant cette maladie grave, qui parlait avec le Seigneur Jésus en Lui demandant pardon parce que ce n’était pas elle qui souffrait, mais Jésus Lui-même qui souffrait. Le Seigneur Jésus lui a répondu, mais Ses mots étaient dans une autre langue, peut-être en hébreu ? Je ne les ai pas compris. Elle demandait pardon à tout le Ciel. Après être guérie, elle demandait tous les jours pardon à Jésus et à tout le Ciel.

J’allais tous les jours à l’église. J’y suis allé aussi le jour où Catherine a commencé à remarcher. C’était un peu avant les Pâques, après être rentré de l’église, j’ai préparé le petit déjeuner pour Catherine et suis allé lui apporter. Quand je suis entré dans sa chambre, j’ai regardé le lit et j’ai vu Catherine allongée sans connaissance, toute inondée de sang.

Le sang s’écoulait de ses yeux et de sa tête. Elle avait, comme Jésus, la couronne d’épines et elle ne donnait pas un signe de vie. J’ai pris peur. Quoi faire ? Je n’avais jamais vu dans ma vie quelque chose de pareil. Quoi faire ? Appeler l’ambulance, ou quelqu’un d’autre ? Cependant je me suis dit : « je vais me préparer d’abord mon petit déjeuner et je saurai ce qu’il y aura après ». Après le petit déjeuner, je suis retourné dans la chambre pour voir ce qui s’y passait. J’ai vu Catherine qui avait récupéré ses forces. Je lui ai demandé : « Pourquoi avez-vous tellement saigné ? -  J’ai une telle souffrance », me répondit-elle. C’était le premier événement après sa maladie et c’était juste le vendredi. Et puis, cela s’est répété tous les mercredis et les vendredis. Avec l’accord de Catherine je me suis rendu, fin avril début mai au sanatorium. A ce moment-là, Catherine était en bonne santé. Mesdames Marta Godziek et Aniela Sanecznik me remplacèrent auprès d’elle. Je suis revenu de mon traitement le 15 mai 1980. Les dames qui s’occupaient de Catherine m’ont dit que pendant cette période Catherine n’allait pas bien. Elle saignait horriblement. Le sang coulait aussi de son côté. Tous ceux qui sont venus la visiter pendant cette période, l’ont vu. Après mon retour, Catherine était de nouveau en pleine santé et elle allait bien. Elle avait des visites tous les jours.

Un jour, il y avait beaucoup de monde. Ils étaient même dans le hall. Après avoir prié, on a commencé à chanter et d’un seul coup quelqu’un demanda le silence. On a vu Catherine avec le regard fixé sur le plafond. Ceux qui étaient les plus près dirent aux autres, que quelqu’un du Ciel lui avait apporté la Sainte Communion. Ils ont vu qu’elle avait une Hostie sur sa langue. Après Sa réception, on lui a demandé qui avait apporté cette Sainte Communion. Père Pio, répondit-elle. A partir de ce jour-là, on était tous les jours les témoins que des Saints Célestes apportaient à Catherine la Communion. C’était surtout pendant les soirées, mais il y avait des jours où elle recevait la Sainte Communion du Ciel aussi le matin. Tous les fidèles qui visitaient Catherine à ce moment-là peuvent confirmer ces événements.

Une fois, un prêtre de Tchécoslovaquie est venu lui rendre visite. Il était là depuis midi et jusqu’au soir parmi d’autres pèlerins. Après avoir prié, Catherine est entrée en extase. Après cette extase quelqu’un a dit à ce prêtre que Catherine avait reçu la Sainte Communion et qu’elle L’avait sur sa langue. Le prêtre a pris son appareil photographique et il a fait la photo de cet événement. C’est une preuve irréfutable et un document pour confirmer ce que j’atteste. Ce prêtre fut très impressionné par cet événement. Il n’avait jamais vu une chose pareille de sa vie. A la deuxième visite chez Catherine, il fut le témoin du même événement. Il a dit alors qu’après son retour en Tchéquie, il irait voir le Cardinal pour lui raconter ce qu’il avait vu et il confirmerait ses paroles avec les photos qu’il avait prises ici. Il allait demander à ce Cardinal qu’il transmette tout au Saint Père, car il devait se rendre au Vatican dans les jours qui suivaient. Est-ce que cela s’est fait, il m’est difficile de le dire car depuis, ce prêtre n’est jamais plus revenu. Il n’a pas pu revenir à cause de la loi martiale qui a été instituée en Pologne.

Avant l’état martial, Catherine est allée pour quelques jours à Kostuchna. Elle est revenue pour mon et son anniversaire. Ce jour-là, il y avait tant de gens que tout le monde n’a pas pu entrer. Nous avons pensé qu’ils allaient écraser cette maison. Ces foules venaient tous les jours. Même Catherine me demandait de ne pas les laisser entrer, et moi à mon tour, je lui demandais qu’elle leur accordât au moins une bénédiction. Elle était d’accord. Les groupes se suivaient les uns après les autres, et pauvres étaient ceux qui devaient rester si longtemps dehors.

Quand Noël s’approchait, Catherine a invité Aniela et sa famille au réveillon. Nous nous sommes mis à table. Catherine avait le regard fixé sur le plafond et nous avons vu la Sainte Communion sur sa langue. Après la réception de l’Hostie, on lui a demandé qui lui avait apporté cette Sainte Communion ? L’Enfant Jésus Lui-même, répondit-elle. Comme je l’avais déjà décrit, cet événement se répétait régulièrement. Ceux qui accompagnaient Catherine à cette époque-là, l’ont vu avec leurs propres yeux.

Le Carême est arrivé. Les souffrances de Catherine ont recommencé. Elle s’est arrêtée de manger. Pourquoi fais-tu cela ? Ai-je demandé. Je souffre pour le monde entier, pour les prêtres, les mauvaises mères, celles qui avortent. La Semaine Sainte et surtout à partir du Jeudi Saint, elle m’a demandé de ne faire entrer personne. Et le Vendredi Saint au matin quelqu’un sonne à la porte. Je regarde, c’était le père Kotowski, le secrétaire du Primat Wyszyński qui venait d’arriver. Je lui dis que je ne peux pas le faire entrer, car maintenant Catherine souffre beaucoup. Elle est toute en sang. Le sang s’écoule de ses yeux et de sa tête. Néanmoins, il est resté inflexible. Je suis venu pour cinq minutes, vas dire à Catherine que je suis arrivé. J’y suis allé et j’ai dit ce qu’il m’avait demandé. Catherine a accepté cette visite individuelle d’un ecclésiastique si important. Quand il a traversé le seuil de sa chambre et qu’il a vu dans quel état elle se trouvait, il est tombé à genoux et il a embrassé les plaies et la tête de Catherine. Que s’est-il passé ? Demanda-t-il. Elle répondit : « ainsi je souffre ». Que se sont-ils dits ensuite ? Je n’en sais rien, parce que j’ai quitté la chambre aussitôt après.

Un soir, je suis rentré de l’église et j’entendais Catherine parler avec quelqu’un. Qui aurait pu entrer ici, pensai-je, si la porte était fermée. Quand j’écoutais plus attentivement, j’ai constaté qu’elle parlait avec le Seigneur Jésus. « Seigneur Jésus, je ne souffre pas, c’est Toi Seigneur Jésus qui souffres, peut-être pour moi. Je Te demande pardon ». Jésus répondit: « Non, Ma fille, non pour toi, pour le monde entier, pour Mes enfants qui Me crucifient ». Cette conversation durait assez longtemps, mais après je ne comprenais plus, car elle était dans une langue étrangère.

Quand le Seigneur Jésus est parti, je suis entré dans la chambre et j’ai demandé, qui c’était, était-ce le Seigneur Jésus ? Elle répondit oui. Il y avait aussi d’autres saints du Ciel. La Vierge Marie était là aussi. Il y avait des jours où j’entendais ces conversations de Catherine avec le Seigneur Jésus et la Vierge Marie et Tous les Saints. Même, les âmes venaient chez elle et demandaient de l’aide à Catherine. Les gens qui venaient la voir espéraient aussi de l’aide.

                                                                                                                                                                                                                     Wilhelm Błatoń 

 vcr_up_1.gif